Ce portrait de novembre porte sur la funeste journée du 24 avril 1868, où le sauvetage en mer de la chaloupe "Coeur de Jésus et Marie" pris une tragique tournure avec la mort en mer d'une grande partie de l'équipage de la Baleinière de sauvetage commandée par Anselme Maraud, mais aussi l'équipage de la Chaloupe.
Voici les mots de l'éditorial du Journal des Sables en date du 25 avril 1868 : "C'est sous le coup de la plus douloureuse émotion que nous écrivons ces mots.
Il est, pour les localités comme pour les individus, de lamentables instants, où s'accumulent comme à plaisir des événements funestes qui se succèdent avec une rapidité effrayante.
La semaine qui vient de s'écouler est pour notre ville des Sables une de ces époques fatales qui resteront infailliblement gravées dans les souvenirs de notre triste population : le vol, l'incendie, la perte irrémédiable de bons et braves marins (...)".
En début d'après-midi de la journée du 24 avril 1868, le clairon raisonna, pour appeler les canotiers à porter secours à une chaloupe en péril maritime.
Comme nous pouvons le lire dans la revue Olona n°182, "en début d'après-midi, Anselme Maraud fait sonner le clairon pour prévenir ses canotiers afin de se porter au secours de la chaloupe Coeur de Jésus et Marie. A la suite d'un choc intervenu vraisemblablement lors du passage du canot sous la voûte de pierre permettant l'accès au chenal, le canot chavira sur le chemin du retour. Ce chavirage fit treize victimes, six de la chaloupe secourue et sept sauveteurs qui composaient l'équipage du canot ce jour là".